Développer un projet de yoga dans l'éducation pour les élèves

Vous souhaitez développer un projet de yoga dans l'éducation dans votre classe ou votre établissement. Vous trouverez sur cette page des conseils et témoignages qui pourront vous guider et vous inspirer dans la conduite de votre projet. Nous mettons aussi à votre disposition des documents qui pourront vous être utiles afin de présenter le RYE à votre chef d'établissement, à l'inspecteur de circonscription ou encore à vos collègues et aux parents.

Monter un projet dans l’Education nationale

 

Connaître le public et son environnement

 

Donner à votre projet le plus de chances d’être bien reçu passe par une connaissance du public visé et du monde dans lequel il évolue. Avant toute chose, nous conseillons de :

 

1. S’informer sur l’établissement concerné : nombre d’élèves, recrutement (quel milieu socioculturel), besoins repérés (par exemple, axés sur le vivre ensemble ou davantage sur l’apprentissage à proprement parler) et les partenariats déjà établis dans l’environnement (le quartier, la commune). Pour cela, explorez les sites des établissements – dans le secondaire en particulier, ils en ont tous un – et c’est aussi là que vous trouverez le projet d’école ou d’établissement.

 

2. S’informer sur l’éventuelle appartenance de l’établissement concerné à un Réseau d’éducation prioritaire, Rep ou Rep+ selon le degré de difficultés rencontrées.

Pour comprendre l’organisation générale découvrez le site reseau-canope.fr  

Une des priorités REP pour proposer vos actions : https://www.reseau-canope.fr/education-prioritaire/agir/item/ressources/le-climat-scolaire-et-le-bien-etre-des-eleves-dans-les-projets-decoles-colleges-et-reseau.html

Sachez que ces établissements bénéficient de moyens supplémentaires.

 

3. S’informer sur les programmes appliqués dans l’établissement pour mieux argumenter et défendre votre projet en montrant comment il s’inscrit dans les missions de l’école (dans le 1er degré, par exemple, l’Inspection peut refuser que des intervenants extérieurs « entrent » dans la classe pour des contenus qui ne sont pas explicitement inscrits dans les programmes.) http://eduscol.education.fr/pid33035/contenus-et-pratiques-d-enseignement.html 

 

Pensez également à vous informer sur les compétences citées dans le socle commun. Même si vous n’êtes pas enseignants dans l’éducation nationale, la lecture des instructions officielles est importante pour convaincre les interlocuteurs. Sans pour autant rentrer dans toutes disciplines spécifiquement, des liens sont à faire ressortir entre les compétences visées par les programmes et votre projet. http://eduscol.education.fr/pid23410/le-socle-commun-et-l-evaluation-des-acquis.html

 

4. S’informer sur les dispositifs déjà mis en place dans l’établissement afin d’envisager comment votre projet pourrait s’y intégrer

Les modalités d’accompagnement qui peuvent être mises en place dans l’établissement sont :

L’accompagnement éducatif  dans les écoles élémentaires et les collèges de l’éducation prioritaire

Les dispositifs de soutien, dès l’école primaire et jusqu’au collège

Les programmes de prévention et de lutte contre le décrochage scolaire, en collège et en lycée

Les opérations « école ouverte » qui accueillent, durant les congés scolaires, les mercredis et samedis, dans les collèges et des lycées, des enfants et des jeunes de zones défavorisées qui ne peuvent pas ou peu partir en vacances.

Les projets éducatifs “Espaces ludiques en milieu scolaire” consistant à proposer aux élèves, au sein des écoles élémentaires et maternelles, des espaces spécifiques leur permettant de jouer librement.  

– Des dispositifs sont mis en place au sein des CESC (comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté) des collèges. Ce comité est une instance de réflexion, d’observation et de proposition qui met en œuvre des projets éducatifs en matière d’éducation à la citoyenneté et à la santé et de prévention de la violence. Il organise des partenariats en fonction des problématiques éducatives à traiter. Présidé par le chef d’établissement, il réunit des représentants des personnels enseignants, des parents et des élèves, des personnels d’éducation, sociaux et de santé de l’établissement, des représentants de la commune et des représentants des partenaires institutionnels (police, gendarmerie, service départemental d’incendie et de secours (SDIS) et associatifs).

De manière générale, des actions éducatives sont impulsées à l’échelon national en direction des élèves des écoles, collèges et lycées. Elles sont regroupées en 9 thèmes dont certains nous intéressent plus particulièrement (santé, citoyenneté etc.). Leur liste est publiée au début de chaque année scolaire sur ce site : http://eduscol.education.fr/cid47920/programme-previsionnel-des-actions-educatives.html#lien2

Enfin, 4 parcours éducatifs (Avenir, de Santé, d’Éducation artistique et culturelle, Citoyen) ont été mis en place. Pour en savoir davantage :

http://eduscol.education.fr/pid33046/parcours-educatifs.html

Identifier les interlocuteurs

L’idéal bien sûr est de rencontrer un responsable concerné et intéressé. Voici une liste d’interlocuteurs à contacter (liste non exhaustive) :

 

1er degré

– Les directeurs d’école

– Les enseignants

– Les Conseillers Pédagogiques de Circonscription (CPC)

L’appui d’enseignants et/ou surtout d’une direction d’école enthousiaste est souhaitable : ils peuvent bâtir avec vous un projet commun et le proposer dans leur « projet d’école ». Le lien entre votre action et le projet d’école peut être évident. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez proposer votre projet bien établi et le soumettre à quelques enseignants de l’équipe qui adhéreront plus volontiers : ils pourront inscrire votre intervention dans leur « projet de classe ».

Les Conseillers Pédagogiques de Circonscription (CPC) peuvent également vous aider.

Notez bien cependant que :

L’inspecteur de l’éducation nationale (l’IEN) est le seul décideur.

– Si vos interventions se passent en classe, elles seront nécessairement sous la responsabilité de l’enseignant.

Si elles se passent en temps périscolaire, vous devez contacter les mairies et plus précisément les Responsables Enfance ou petite enfance ou encore la direction des affaires culturelles

Les adjoints aux maires des communes responsables de la Réussite éducative, de la politique périscolaire, peuvent aussi être des interlocuteurs.

Enfin, vous pouvez également utiliser des vecteurs associatifs tels que les OCCE (office central de la coopération à l’école)

 

2nd degré

– Les chefs d’établissements (principaux en collège, proviseurs en lycées)

– Les Conseillers principaux d’éducation (CPE), chargés de l’organisation de la vie collective quotidienne hors du temps de classe. Leur fonction est centrale car ils travaillent de concert avec les différents acteurs à la vie scolaire au sein de l’établissement. Ce sont donc des « portes d’entrée » très intéressantes. Ils vous renseigneront sur les dispositifs transversaux (en dehors des disciplines) déjà existants dans leur établissement.

– Les infirmiers scolaires 

– Les membres du CESC (voir plus haut)

– Les associations de parents d’élèves : Dans chaque établissement scolaire, la liste des associations de parents, avec mention des noms et coordonnées des responsables, est affichée dans un lieu accessible aux parents (souvent à l’entrée). Les deux principales sont : la FCPE et la PEEP

Interdegrés 

Les enseignants formateurs qui animent et pilotent les Réseaux d’éducation prioritaires et accompagnent les équipes des REP+ au niveau local.

Des pistes pour financer des projets en collège

Les CESC (comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté) des collèges disposent de fonds mobilisables mais deux pistes peuvent être fécondes :

 

Le fonds social européen (FSE)

Le F.S.E. est un fonds structurel dont l’objectif est d’atteindre le plein emploi en Europe. Il doit contribuer également à renforcer la qualité et la productivité du travail, à lutter contre toutes les formes de discrimination sur le marché du travail et à promouvoir l’inclusion sociale. Dans l’éducation, il soutient les actions innovantes pour faciliter l’accès à l’emploi et pour améliorer la formation des citoyens européens tout au long de leur vie.

A ce titre, tous les établissements scolaires, et surtout ceux dont les publics sont majoritairement issus de zones défavorisées, peuvent y présenter leur projet et solliciter ces fonds. Un des thèmes les plus porteurs aujourd’hui est la prévention du décrochage scolaire qui peut débuter dès le cycle 3 (école-collège) et bien sûr s’appuyer sur les techniques adaptée du yoga et de la relaxation.

Dans chaque rectorat, il existe une cellule qui apporte son expertise en matière de gestion des fonds européens dans les domaines de l’éducation et de la formation. Elle accompagne les projets du montage, à la mise en œuvre au suivi tant d’un point de vue pédagogique que financier. Ces cellules portent appellations différentes selon les rectorats  (exemples: à Paris : Cellule d’assistance technique FSE – à Versailles : Cellule académique d’appui FSE). mais sont faciles à repérer sur les sites académiques (entrer FSE dans le moteur de recherche interne)

http://cache.media.education.gouv.fr/file/europe_et_international_2/30/9/Mobiliser_les_fonds_structurels_europeens_pour_l_education_2014-2020_287309.pdf

La Fondation de France

Depuis 2010, la Fondation de France est engagée aux côtés du ministère de l’Éducation nationale et lance chaque année un appel à projets centré sur l’éducation en milieu scolaire: “Aidons les collégiens à réussir !” . Elle a choisi de le positionner sur le collège, qui constitue une étape stratégique où tous les jeunes sont censés acquérir des connaissances, des compétences et une culture qu’ils auront en commun.

Les approches :

L’adaptation de pédagogies alternatives pour développer le goût et le plaisir d’apprendre

La mobilisation des parents et des familles dans le cadre scolaire.

La mise en œuvre de modes d’organisation et de gouvernance d’établissements collaboratifs, où les décisions sont prises en concertation avec les élèves.

Les organismes concernés :

  • les collèges (publics et privés sous contrat), notamment les établissements relevant de l’éducation prioritaire ;
  • les réseaux d’établissements scolaires(publics et privés sous contrat) mobilisés sur la cohérence éducative du cycle 3 ;
  • les établissements d’enseignement agricole intégrant des classes de 4e et 3e (publics et privés sous contrat) ;

https://www.fondationdefrance.org/fr/aidons-les-collegiens-reussir

A noter/consulter

Des exemples de projets ayant été menés sont consultables sur le site de Expértithèque (bibliothèque des expérimentations pédagogiques) : http://eduscol.education.fr/experitheque/listeRecherche.php

N’hésitez pas vous aussi à y faire figurer les vôtres !

Et dans l’Enseignement Libre sous contrat d’association : quels interlocuteurs ? quelles spécificités ?

Les établissements catholiques (soit la grande majorité des écoles dites « libres ») dépendent de leur direction diocésaine. Celle-ci comprend un conseiller pédagogique diocésain qui peut avoir une influence sur les projets d’établissements et sur les formations.

Le directeur diocésain dépend de l’évêque. Il oriente souvent le choix éducatif des établissements qui dépendent de lui.

Le directeur de l’école, du collège ou du lycée. Quand il y a un groupement scolaire – soit plusieurs établissements sous une même appellation, maternelle, primaire, collège, – ce qui est fréquent – c’est souvent le directeur du secondaire qui coordonne les différents secteurs.

A noter : le directeur a un statut de responsabilité pédagogique vis à vis des enseignants (ce qui diffère de l’enseignement public). Il décide seul des projets à mettre en œuvre, il n’a pas besoin de l’aval de l’inspecteur d’académie. Il est donc le maillon indispensable d’une intervention dans une école privée catholique, même si l’enseignant reste  le premier initiateur des projets pour ses classes.

Comme dans le public, chaque établissement, chaque groupement scolaire bâtit un projet éducatif qui indique notamment les grandes valeurs qu’il privilégie. On le trouve sur le site internet de l’établissement. L’engagement des écoles sous contrat d’association réside dans le respect des programmes officiels de l’éducation nationale mais les écoles catholiques ont autorisation à diffuser des messages religieux et, ou spirituels. C’est un domaine important et pris en compte dans le respect des libertés d’opinions. C’est aussi un espace très variablement investi, suivant les écoles.

Certains organismes et instances affiliés de l’enseignement catholique  peuvent être des interlocuteurs intéressants. Les plus importants sont:

  • UGSEL : c’est un organisme d’éducation sportive et d’animation dans le cadre du message chrétien. Il est à l’origine de très belles initiatives, par exemple ayant trait à l’intériorité et à la connaissance de soi.
  • APEL : c’est l’association des parents d’élèves dans chaque établissement. Son antenne départementale est l’UDAPEL et nationale l’UNAPEL. Elle finance et soutient aussi beaucoup de projets aidant au mieux être ou à l’ouverture culturelle des enfants.

Monter le projet

Souvent, il vous sera demandé un devis indicatif bien en amont du projet. Il comportera alors à minima  le nombre d’heures et le coût horaire.

Faites vous bien préciser les conditions matérielles, le lieu, la salle, la reproduction de documents, le petit matériel à disposition.

Le devis final doit :

– Etre adressé à l’organisme payeur : mairie, coopérative de l’école, maison des lycéens, foyer du collège…

– Comporter le nombre d’heures, les dates des interventions et leurs horaires, le nombre de participants, le lieu.

– Mentionner le nom de la structure qui encadre l’intervenant : association, micro-entreprise

– Le nom de l’intervenant (vous à priori)

Ethique

Dans tous les cas, vous vous engagé à :

> Respecter les termes de la charte du RYE

> Citer vos sources et promouvoir ainsi le projet du RYE

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